J’exprimais dans mon billet sur la Rentrée littéraire automne 2011 made in France ma satisfaction de voir tous les titres de la rentrée de l’édition française rassemblés en un seul endroit, et ce, sans filtrage médiatique. L’information brute, les titres de la rentrée répertoriés par nationalité et genre littéraire, tout en y distinguant les premiers romans. Mon constat était simple, le Québec se devait d’avoir un tel outil de diffusion de l’information sur la rentrée littéraire. Ce sera chose faite, bientôt.
Après des échanges sur Twitter, Babelio présentera prochainement les titres québécois de la rentrée littéraire et comme pour les titres français de la rentrée, ils seront tous regroupés en seul compte. La littérature québécoise gagne ainsi en visibilité tant au Québec que dans toute la francophonie.
Je rappelle que Babelio est un site de catalogage social de livres, un site où les lecteurs y inscrivent leur bibliothèque virtuelle, afin de gérer et classer leurs livres à lire, lus, désirés, etc., et où ils partagent leurs appréciations de lecture. Babelio permet de découvrir et de se faire recommander de nouvelles lectures par ce système de recommandation commnautaire (voir article Wikipédia).
Il est intéressant de savoir que Babelio est composé de 28 000 membres qui ont contribué par plus de 89 000 critiques et 53 000 citations de livres. Ses membres les plus actifs sont aussi des blogueurs. Ainsi le programme intitulé Masse critique qui consiste à une offre d’un livre en service de presse de la part des éditeurs aux 28 000 chroniqueurs potentiels pour en faire la critique sous forme d’encan ouvert aux intéressés. Ce qui est aussi intéressant, c’est que de ces chroniqueurs, il y ait quelque 500 blogueurs qui relayeront leur critique sur leur propre blogue.
L’achalandage de Babelio est en forte croissance et reçoit 530 000 visiteurs uniques par mois et 2,4 millions de pages vues par mois. C’est une vitrine intéressante pour les auteurs et l’édition québécoise.
Dans cette vidéo, le cofondateur Pierre Frémaux explique le modèle d’affaires de Babelio et le modus operandi du catalogage et du commentaire par les lecteurs participants sous forme de crowdsourcing, et qui devient une plus–value pour les autres participants ou pour les bibliothèques avec Babelthèque par exemple.
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