Internet et Édition d’Alliance Numérique au e-Paper World 2010 : Un automne numérique à Montréal

Photo: LexnGer; BookCamp Toronto 2010

L’automne est marqué par plusieurs rencontres et  tables rondes sur le livre numérique ou la diffusion du contenu à l’ère numérique, voici les principales activités :

Mardi Internet et… Édition ; 19 octobre

Dans le cadre de sa série « Les Mardis Internet et… », Alliance numérique propose un panel qui explorera les impacts positifs et négatifs, les opportunités mais aussi les craintes provenant des nouvelles avancées du numérique pour le monde de l’édition

Le panel, dont l’animation sera assurée par Sylvain Carle de Praized Media, sera constitué de:

  • Annie Bacon              - Auteure et blogueuse à Romanjeunesse.com
  • Guy Boulianne           – Président- Directeur Général Éditions Dédicaces
  • Christian Liboiron    - Consultant et Co-organisateur du BookCamp
  • Hugh McGuire           – Fondateur de LibriVox et BookOven

Nous pourrons ainsi soulever des idées et des thèmes qui pourront être discutés plus en profondeur lors du BookCamp Montréal. L’entrée est gratuite et le grand public est invité.

  • Quand : Mardi, 19 octobre 2010, 18 h
  • Où : O Patro Vys, situé au 356, rue Mont-Royal Est

Forum : La Diversité culturelle à l’ère numérique ; 25 octobre

Organisé par l’Observatoire de la culture et des communications du Québec, l’événement est présenté ainsi sur leur site :

Le positionnement des produits culturels sur leur marché domestique et sur le marché mondial est, depuis longtemps, préoccupant. Cette préoccupation se fait plus aiguë avec l’avènement des technologies numériques et des nouvelles plateformes de diffusion, car il en résulte un marché plus ouvert, des créneaux plus nombreux et plus diversifiés, et des modèles d’affaires inédits pour les biens et services culturels. Ces changements soulèvent de nombreuses questions, notamment :

  • Comment aborder la question de la diversité des expressions culturelles dans un contexte où les citoyens ont des pratiques culturelles de plus en plus diversifiées et sans cesse renouvelées?
  • Peut-on espérer qu’en matière de droits, le nouvel Eldorado numérique puisse faire la juste part aux créateurs, aux ayant droits, aussi bien qu’aux autres intervenants de la chaîne économique en culture?
  • Est-il possible d’analyser les nouveaux modèles d’affaires, notamment ceux qu’adoptent les majors, pour entrevoir l’évolution des modes de production, de diffusion et de consommation des biens et services culturels?

Consultez le programme ici.

J’espère que nous pourrons avoir des nouvelles du Plan numérique pour le Québec. Selon le CEFRIO, le gouvernement travaille sur ce projet, mais n’a aucune idée de l’état du dossier. Disons qu’après plus de deux ans de silence, et l’ignorance sur l’avancement du dossier, ce n’est rien pour nous rassurer.

  • Quand : Lundi 25 octobre 2010 de 8H45 à 17H
  • Où : BAnQ, Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Journée des professionnels au Salon du livre de Montréal ; 19 novembre

Le Salon du livre de Montréal propose un Atelier sur le livre numérique. On peut d’ailleurs consulter le compte rendu des échanges de 2009.

L’Association des Libraires du Québec (ALQ) propose une table ronde sur le Prix réglementé du livre. Il sera intéressant de connaître les arguments pour le prix unique, particulièrement dans le contexte de l’offre grandissante de livres numériques, de la dématérialisation du livre et de la transformation de la définition de livre même.

Le programme complet de la journée des professionnels.

  • Quand : vendredi 19 novembre 2010
  • Où : Salon du livre de Montréal, Place Bonaventure

BookCamp Montréal ; 26 novembre

Cette « anticonférence » servira  à initier des pistes de réflexion autour des enjeux du livre et du  numérique avec comme objectif d’identifier comment les technologies transformeront le livre et les pratiques actuelles de la chaîne du livre. Voir mon précédent billet :  BookCamp Montréal pour explorer le Nouveau Monde numérique

Je vous invite à nous suggérer des thèmes de discussion directement sur le site du BookCamp, si vous préférez sur les groupes Linkedin et Facebook.

  • Quand : vendredi 26 novembre 2010
  • Où : Salon b Bibliocafé, 4231, boul. Saint-Laurent, angle Rachel

E-Paper World 2010, 3e édition. 1er au 3 décembre

Le Forum International des livres, des tablettes électroniques, des applications et des médias intelligents, convergence et mobilité, propose une série de conférences et de tables rondes et un espace d’une quarantaine d’exposants. Ce forum est organisé par epc @ partners, une société, de recherche et développement scientifique et technique, fondée à Montréal par Éric Le Ray, qui effectue également de la veille technologique.

Pour cette troisième édition, le programme général est exhaustif et couvre les enjeux majeurs auxquels fait face le secteur. La première édition a eu lieu à Montréal en  septembre 2009, voici d’ailleurs le bilan des rencontres  et la deuxième éditions en mai 2010 a eu lieu à Paris, en voici le programme et le bilan, où l’on reconnaît les acteurs et blogueurs importants du milieu parisien.

Epc @ partners publie le Magazine e-Paper World. Voici le numéro initial, le numéro 1 sera disponible au courant du mois. C’est donc à surveiller.

  • Quand :  1er au 3 décembre 2010
  • Où : UQAM, Foyers Marie-Gérin-Lajoie et Alfred-Laliberté
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Location de livres numériques : modèle d’affaires des manuels scolaires

La principale proposition de valeur des services de location de livres numériques est une diminution de 50 à 60 % du prix ordinaire d’achat pour télécharger des livres techniques et des manuels scolaires pour une période déterminée, de quelques semaines à plusieurs mois. CourseSmart par exemple offre une période de location de 6 mois, ce qui est suffisant pour la durée d’une session.

À cette offre basée sur le prix s’ajoutent des services à valeur ajoutée. Le NookStudy, une entreprise Barnes & Noble, permet par exemple de classer ses manuels et ses notes selon les cours suivis et valorise ainsi la liseuse de  la chaîne de librairies. Leur application, en plus de permettre de lire deux manuels à la fois ou deux pages non successives, sert à gérer le temps d’étude et les tâches reliées. Donc dans une logique de besoin des étudiants. NookStudy est par contre limité à une lecture sur l’ordinateur (Mac et Windows) et à sa liseuse Nook.

CourseSmart comme le NookStudy offre la possibilité d’annoter, de surligner, de faire des recherches sur le web, bref un complément enrichi à la lecture essentiel pour tout étudiant.  CourseSmart prétend offrir 90% des manuels disponibles en ebook, ce qui e fait le leader de son secteur et l’on prévoit que 1 manuel sur 5 sera en format ebook d’ici 2014. Ce qui me semble encore trop peu:

Today, digital textbooks for higher education and career education account for only 0.5% of all textbook sales in the United States. According to a new study by social learning platform Xplana, this could soon change.Xplana predicts that digital textbooks will account for almost 20% of all textbook sales within the next five years. This will make digital textbooks a $1 billion market. via Read Write Web

Le segment de marché  privilégié pour la location de livre est certainement les étudiants, mais certains éditeurs de BD font une incursion dans ce service et offrent la location d’album. Izneo, permet de louer à 50% du prix d’achat. D’autres segments, comme les guides de voyages, seraient à considérer, ou tout segment de marché relativement homogène. Comme pour l’introduction de la location de voitures par opposition à l’achat, cette pratique en diminuant le prix moyen des ouvrages, devrait assurer une augmentation de la demande, du moins générale avec une plus grande rotation des titres sans l’effet négatif des retours en fin de location.

Les revenues générés par ces applications de location de livre numérique devrait être en augmentations rapide dans les prochains mois, d’autant que les campagnes de marketing et de promotion sont bien orchestrées sur les campus des institutions américaines. Et il est maintenant possible  de faire l’essai de lecture de manuels par des téléchargements gratuits ou avec des périodes d’essai sur la plupart des services de location.

Personnalisation des manuels

D’autres services seront certainement offerts prochainement comme la personnalisation des manuels. Déjà, il est possible d’acheter des chapitres de livre: par exemple les éditions Ulysse nous permettent d’acheter le chapitre sur le Vermont du guide sur la Nouvelle-Angleterre. Les professeurs pourraient facilement constituer un manuel qui correspond au contenu de leur cours en sélectionnant les chapitres et sections des livres qui les intéressent. La personnalisation de masse ou le bundling de chapitre est simple que ce soit en location ou à la vente.

Les éditeurs de manuels scolaires et de livres techniques auraient avantage à créer une offre de service conjointe pour les étudiants. Que ce soit par la création d’une application auxquelles on peut adjoindre des services Web ou d’une librairie spécifique pour louer leurs manuels aux étudiants francophones à travers le monde. On peut imaginer aussi qu’à l’instar de Barnes & Noble, des sites comme Locabook.fr ou BookSwim et autres services de locations de livres papiers feront, éventuellement,la transition de leur offre vers le numérique.

À noter:

CourseSmart permet de lire sur iPad et iPhone via son application, bien qu’elle nécessite une connexion WiFi ou 3G pour lire les documents, étant donné que ceux-ci ne sont pas téléchargés. Voir aussi billet précédent sur 14 fonctions à intégrer aux livres et lecteurs numériques

Izneo : Seul service de location de livre numérique en français à ma connaissance. Une application iPad est disponible, mais les modalité de lecture n’ont pas encore la qualité de Marvel ou de DC Comics. Le catalogue offre les albums BD d’une douzaine d’éditeurs à des prix compétitifs : dont Casterman, Circonflexe, Dargaud, Dupuis, Fluide Glacial, Le Lombard et Lucky Comics entre autres. Leur slogan est d’ailleurs: Le plus grand choix de BD digitales (sic!). Je trouve insupportable cette utilisation erronée et fréquente de digitale plutôt que numérique. Le premier terme se rapporte au doigt, et non au nombre comme digit en anglais.  SVP on se ressaisit!

photo: Library Freie Universität , Berlin

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Enjeux de l’édition numérique: clavardage avec Clément Laberge

Dans le cadre des Journées de la culture,  les Bibliothèques publiques de Montréal proposaient hier après-midi une session de  clavardage avec Clément Laberge sur les enjeux de l’édition numérique.

Clément Laberge est notamment vice-président, services d’édition numérique chez De Marque, entreprise associé avec l’ANEL (association des éditeurs de livres) dans la création d’un entrepôt numérique et de l’application pour iPad La Hutte.

Je n’ai malheureusement pu y participer, mais on peut consulter le verbatim des échanges qui portent surtout sur l’urgence d’agir et l’importance pour les acteurs de la chaîne du livre d’explorer la technologie numérique. Celle propre au livre bien sûr, mais également celle des outils de communication incontournables des réseaux sociaux.

Je retiens surtout l’importance pour les auteurs et les libraires de participer plus activement au développement du numérique. Chacun devrait joindre la conversation qui prend place sur le Web pour mieux rejoindre leur clientèle. J’ajouterais aussi pour se familiariser et réfléchir aux modes de diffusion du livre sur Internet.

À propos des auteurs :

Clément Laberge invite les auteurs à créer leur page Facebook par exemple, à interagir de manière plus soutenue avec leur lectorat, à faire une veille des commentaires sur le Web.  À ce titre, il donne l’exemple du commentaire de Brian Perro à une élève qui a écrit un billet sur son livre dans le cadre d’un projet scolaire et l’impact positif engendré.

J’ajouterais qu’il y a trop peu d’auteurs Québécois avec leur propre nom de domaine. Trop peu  également présent sur Facebook ou engagé envers leur lecteur sur Internet. Mais il faut le faire de la bonne façon, ceux qui sont sur Facebook sont souvent plus en relation avec des gens de leur milieu qu’avec leurs lecteurs. L’exemple de  Maxime Roussy et sa série du Blogue de Namasté est un autre exemple intéressant de conversation avec son lectorat. Son site est animé régulèrement, les jeunes filles (et garçon) ont un véritable attachement avec la série et à l’auteur. De plus, l’auteur réagit aux commentaires de ses fans.

Maxime Roussy est présent par son blogue et les sites officiels de ses deux séries Pakkal et Blogue de Namasté, et via Wikipédia et Youtube, où il présente son autoportrait avec humour.  Sa page Facebook consacrée au Blogue de Namasté compte plus de 3 500 fans; de ces fans, certaines ont créé des blogues, des billets ou d’autres pages Facebook sur l’auteur et ses livres. Mais surtout, son contact avec ses lecteurs est constant, régulier.

Le auteurs doivent également initier des projets d’éditions numériques, explorer les possibilités narratives rendu accessibles par le numérique et être au centre du développement d’intégration des médias ou du développement d’application avec leur éditeur.

À propos des libraires : Clément Laberge souligne l’importance de leur rôle dans l’écosystème du livre:

Je pense que les libraires sont essentiels dans le nouvel écosystème du livre — dans leur role de conseiller, d’aide au choix, de diffuseur.

- Mais il faut pour cela qu’ils se plongent dans l’univers numérique — qu’ils l’occupent, littéralement.

- qu’ils en deviennent des acteurs de premier plan. En étant présent sur Facebook, Twitter; sur le Web, via un blogue, etc.

Il réfère au site de biblosurf.com pour démontrer une manière d’exercer le métier en ligne. J’ai expérimenter quant à moi le service de Mon libraire à domicile, où on vous suggère des titres selon vos critères envoyés par courriel, il ne s’agit pas d’un engin de recherche, mais d’un véritable travail de libraire. Les suggestions que j’ai reçues étaient très pertinentes.

D’alleurs Michael Tucker, président de US Books Inc ainsi que de l’association des libraires états-uniens (American Booksellers Association), proposait lors d’un panel, ce même week-end, 10 conseils aux libraires pour prendre part au marché numérique. Les voici en traduction libre avec mes commentaires à la suite :

  1. Conserver la relation avec le client
  2. Créer des communautés
  3. Vendre les livres dans tous les formats, être ainsi indépendant.
  4. Penser commande par correspondance sur Internet
  5. Être proche de ses clients (Promiscuous)
  6. Arrêter de compétitionner avec ses alliers.
  7. Oublier l’impression sur demande et adopter le numérique sur demande.
  8. Fixer des prix justes
  9. Ne pas vendre de liseuse (je déteste ce terme aussi), ce n’est pas votre marché
  10. Prendre le marché numérique de front

via le blogue de Martyn Daniels: Brave New World

Conserver la relation client: Le développement de réseaux sociaux autour du livre sera certainement un enjeu des prochains mois et des prochaines années et devrait représenter un levier important pour la mise en marché du livre sur Internet et sa diffusion, d’autant que le processus d’achat se résume à quelques cliques avec le livre numérique, comme le souligne Clément Laberge. Les sites de lectures sociales s’organisent et vendent déjà certains ouvrages et ont développé des applications.

Créer des communautés : Internet est un marché de créneau (niche) par excellence. Être en mesure de créer une communauté dans un genre littéraire en particulier peut permettre de se positionner favorablement sur ce marché. Les lecteurs ne sont pas exclusifs à un genre, mais une communauté ne crée pas une appartenance importante si elle n’est pas bien définie. Alors qu’un site transactionnel peut rassembler ces communautés, la conversation avec ses communautés doit être ciblé pour être pertinente et obtenir l’assentiment de ses membres.

En bref: On y a discuté de plateformes, de liseuses (eReaders) et du rôle des bibliothèques. Clément Laberge nous rappelle aussi que la technologie n’est tout simplement qu’un moyen mis à notre disposition pour faire rayonner notre culture, la littérature et mettre les gens en relations, et non pas une fin en soi.

Consultez le verbatim des échanges.

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BookCamp Montréal pour explorer le Nouveau Monde numérique.

Montréal aura son premier BookCamp le 26 novembre prochain . Cette « anticonférence »,  servira à initier des pistes de réflexion autour des enjeux du livre et du  numérique avec comme objectif d’identifier comment les technologies transformeront le livre et les pratiques actuelles de la chaîne du livre.

Parce que les changements au sein du secteur du livre sont majeurs, la mise en commun des idées émergentes et fondamentales doit avoir lieu. Certains acteurs du livre ont déjà pris un véritable virage technologique, travaillent sur des projets innovants ou ont réfléchi à d’autres manières de faire. Pour cette rencontre, faisons table rase des idées reçues et repensons à nouveau l’écosystème du livre.

Récemment, Mitch Joël exhortait en ce sens les éditeurs présents à un atelier de l’ANEL (Association des éditeurs de livres) de « brûler leurs navires » en référence à l’histoire d’Hernando Cortez racontée dans son livre Six Pixels de séparation et qui « signifie qu’il n’y a pas de retour possible. Il faut continuer d’avancer et repenser les vieilles manières d’agir, qui n’existent même plus ». En résumé, revoir radicalement autrement nos pratiques dans le contexte actuel des réseaux sociaux et du numérique. C’est dans cet esprit qu’on doit envisager ce BookCamp.

Esprit d’un feu de camp

Ce BookCamp s’inscrit dans l’esprit des BarCamps comme le récent PodCamp de Montréal, qui a eu lieu les 11 et 12 septembre derniers et précédé du premier MédiaCamp initié par Sylvain Carle. Le WordCamp, quant à lui à attirer les blogueurs et programmeurs au mois d’août pour 2 jours de rencontre.

Reconnaissables par leur suffixe «Camp», ces événements se caractérisent essentiellement par leur fonctionnement participatif et ouvert, qui cherche à créer un espace de réflexion et d’échanges informels autour d’une thématique précise. Le fonctionnement exact d’une anticonférence, comme se veut un BookCamp, peut varier d’un événement à un autre. Le BookCamp Montréal est ouvert à  toutes les propositions d’ateliers et de conférences. Tous sont invités à proposer un sujet afin de favoriser les périodes d’échanges et de discussions.  Chaque atelier thématique dure environ une heure et commence par une présentation d’une quinzaine de minutes, suivi d’échanges informels.

Voilà pourquoi nous avons conservé le vocable anglais qui indique bien le genre d’événements dont il s’agit et qui permet également à Montréal d’être reconnue comme une des villes du réseau des BookCamps. Les discussions qui y auront cours seront dans le même esprit que les échanges autours d’un feu de camp, directes et conviviales.

Les thèmes abordés dans ces rencontres sont très larges. Les organisateurs du BookCamp de Vancouver ont sondé les participants des précédentes éditions, voici les thèmes qui en ressortent. La page générique des BookCamps propose également quelques idées.

Les BookCamps au Canada

La Fabrique du numérique, Québec, 26 février 2010

La  Fabrique du numérique se tenait à Québec en février dernier sur les principes généraux des BarCamps. Ce premier événement initié par René Audet, Clément Laberge et Éric Duchemin a rassemblé 70 personnes pour discuter, lors d’ateliers thématiques de l’avenir du livre numérique et des modèles économiques émergents.

Voici les différents comptes-rendus de cette journée:

BookCamp Toronto, 2e édition, mai 2010

Toronto est certainement un des plus importants BookCamp avec près de 300 participants. Il a été initié par Hugh McGuire qui participe également à l’équipe de BookCamp Montréal. Voici ses commentaires sur la tenue du premier BookCamp à Toronto :

The idea, according to BookCamp organizer Hugh McGuire, is to get “a bunch of smart, interesting people who are passionate about books to talk about what the future is going to be.” McGuire, who is the founder of the free audiobook downloading website LibriVox, attended a similar gathering earlier this year in London, England, and he says that the open nature of the conference allowed for ideas from different sectors to cross-pollinate. “I would like to see a really good mix of technology people … publishers, writers, and booksellers,” he says. Quill & Quire  2009

Voici le compte-rendu exhaustif de James Caldwell des ateliers de la journée. Consultez également les échanges sur Twitter @bookcampto

BookCamp Vancouver, 3e édition, 1er octobre 2010

Brendon Wilson résume ses impressions de sa participation à l’édition 2009:  BookCamp Vancouver Wrapup 2009

BookCamp Paris

Se tiendra à Paris,  samedi le 25 septembre, la troisième édition du  BookCamp Paris. Comme il y a de grandes similitudes entres les pratiques d’affaires au Québec et en France, et que l’édition française occupe, bien évidemment, une part importante de marché ici, il est intéressant de suivre l’évolution de leurs rencontres. Consultez aussi:

Action!

Convaincu? Inscrivez-vous sur le site du BookCamp Montréal et sur Eventbrite. Le nombre d’inscriptions a été limité à 100 personnes.

BookCamp Montréal aussi sur Facebook et sur Twitter #bookcampmtl.

Suivez les organisateurs sur Twitter:

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14 fonctions à intégrer aux livres et lecteurs numériques

Comme la plupart des lecteurs, je ne veux pas abandonner les usages actuels que l’on fait du livre papier : J’aime pouvoir annoter ou surligner des passages, être en mesure de prêter mon livre à un ami et de me situer dans la progression de ma lecture, entre autres exemples. La lecture numérique doit donc profiter du potentiel technologique  des outils simples et pratiques à notre disposition pour conserver ces usages tout en y ajoutant des fonctions sociales propres au Web actuel.

La plus-value du livre numérique est qu’il peut être connecté au tout-numérique : être lié à d’autres applications et à Internet, en plus de pouvoir connecter les lecteurs et le livre en réseaux. Voici les fonctions essentielles que les applications de lecteurs numériques (eReader) devraient offrir à leur clientèle.

Fonctions des applications et lecteurs numériques

La plupart des fonctions données en exemple précédemment sont offerte dans certaines des applications de lecture que j’ai testé sur le iPad, soit : Kobo, iBooks, Kindle, Stanza, CourseSmart et La Hutte.

Ces applications n’offrent pas tous les mêmes avantages actuellement, mais il est facile d’envisager qu’un certain benchmarking se fera sur l’ensemble des meilleures pratiques et que les différences seront bientôt gommées. Voici donc les fonctions pour une lecture numérique agréable :

  • Annotation d’une page sur iBooks, Kindle et Stanza. Note sur un Post-It virtuel, qui est répertoriée pour un accès ultérieur.
  • Surlignement d’un passage sur iBooks (choix de 5 couleurs), Kindle, Stanza et  SmartCourse. Sur Kindle, il est possible de voir le nombre de surlignements de l’ensemble des lecteurs pour un passage donné. Il ne manque qu’un pas pour en faire une application réellement sociale et communautaire.
  • Copier -Coller un passage sur iBooks. Utile pour fin de citation dans un autre document, un blogue, etc.
  • Référence intégrée sur iBooks, Kindle et Stanza. Kindle offre la possibilité d’aller directement sur les sites de Google ou de Wikipédia lorsqu’on sélectionne un mot.
  • Partage des citations avec un ami sur Twitter, Facebook et par courriel disponible sur Stanza. Il faut souligner que les livres offerts sur cette plateforme sont libres de droit. CourseSmart permet depuis peu de partager des extraits par courriel.
  • Lecture nocturne disponible sur Kobo, Kindle et Stanza.
  • Outils de recherche sur CourseSmart, iBooks, Kindle et Stanza.

Par contre, ces fonctions, disponibles dans l’une ou l’autre des applications, demeurent insuffisantes. Il n’est pas possible de prêter un livre, d’avoir une réelle interaction avec une communauté de lecteurs, que ce soit ses amis Facebook ou ses contacts sur Twitter ou même sur des plateformes de réseaux et de lecture sociale comme BookGlutton ou Goodreads. Bref, le livre numérique pourrait s’adjoindre des fonctions qui enrichissent l’expérience de lecture et peut-être même comme levier de promotion.

Kevin Rose, l’inventeur de Digg, propose 5 fonctions sociales dans cette vidéo qui m’apparaissent intéressantes :

  • Informations sur les personnages et les lieux : Lire les Rois maudits avec un tel outil facilite la lecture et la compréhension.
  • Annotation vocale sur une section donnée à être partagé par les lecteurs d’un même livre sur son réseau, à l’instar des site de lecture sociale.
  • Prêt du livre à un ami : Voir exemple d’application magazine plus bas.
  • Information sur la progression de lecture et accès à des références externes : existe déjà dans certaines applications.
  • Club de lecture virtuel : Encore là, fonctions de certains sites de lecture sociale intégrées au livre.

Pratiques existantes des applications de magazines

Prêt de livre : Le magazine Dwell, comme tous les magazines de PixelMag, peut être prêté pour une durée de 4 jours à un ami. Le magazine n’est alors plus disponible dans sa bibliothèque, mais on peut le rappeler en tout temps. Fini les livres qui ne nous reviennent jamais. Le délai devrait être allongé et le nombre de prêts pourrait être limité.

Catalogue intégré: La majorité des magazines offrent dans leur application une librairie pour l’achat de magazine unique ou par abonnement. Comme pour les livres de poche sur le marché, les dernières pages pourraient présenter les titres d’un même auteur ou d’une même collection, qui renvoient directement à la boutique. Pourquoi pas un coffret numérique de plusieurs titres (bundling) ou un abonnement à une collection?

Média intégré : Wired est le magazine par excellence pour l’intégration des médias, soit : le visionnement 360° d’un objet, la vidéo ou le diaporama. Comme la nouvelle version de Kobo est Kobo HD on peut présumer qu’elle supportera les ouvrages multimédias.

Visualisation des pages en défilé : La majorité des magazines offre une fonction de navigation par visualisation des pages en miniature. Seul CourseSmart l’a intégré à son application. Cette fonction sera bien utile pour naviguer dans les livres de cuisine, les monographies illustrées, les albums, etc.

Ces fonctions augmenteront la valeur perceptuelle du livre numérique et devraient contrer en partie la demande pour des prix beaucoup plus faibles par rapport au livre sur support papier.

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